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Et si cette année, on se choisissait autrement?

  • ameliegagnon6
  • 2 janv.
  • 3 min de lecture

Il y a quelque chose de particulier dans les premiers jours de janvier. Une sorte de silence feutré qui plane au-dessus du quotidien, une impression d’espace après le tourbillon des fêtes.


Pour certains, c’est apaisant; pour d’autres, un peu vertigineux. On se retrouve soudain face à une page blanche, comme si l’année nous invitait à recommencer… ou du moins à réajuster doucement notre trajectoire.


Et pourtant, année après année, on ressent souvent la même pression. Celle d’être quelqu’un de « meilleur », de tout réorganiser, de changer mille choses d’un seul coup. Les fameuses résolutions apparaissent, souvent lourdes, exigeantes, trop grandes pour l’énergie réelle que l’on porte en soi au cœur de l’hiver.


On nous dit qu’il faut se remettre en forme, transformer notre vie, adopter de nouvelles routines parfaites… Tout ça dès le 1er janvier, comme si la magie pouvait opérer à la seconde où le calendrier change.


Mais au fond, on le sait : ce poids-là nous épuise plus qu’il ne nous inspire.


Et si cette année, on commençait autrement? Pas avec des grandes promesses, mais avec un souffle. Un espace. Une écoute.


Parce qu’il n’y a aucune obligation d’être spectaculaire en début d’année. Aucune course à courir. Aucun rattrapage à faire. Il y a seulement ce moment présent, cette vie telle qu’elle est, et vous, avec votre histoire, vos besoins, vos limites et votre sagesse.


Commencer l’année sans exagérer, c’est se faire la douceur de choisir le plus petit pas possible. Pas celui qui impressionne. Pas celui qu’on publie fièrement. Mais celui qui est faisable, vraiment faisable, même lors d’une journée où l’énergie est un peu plus fragile.


Peut-être que ce petit pas, pour vous, c’est boire un verre d’eau de plus dans la journée. Ou sortir marcher cinq minutes. Ou respirer un peu plus lentement quand tout va trop vite. Peut-être que c’est de se coucher vingt minutes plus tôt, ou de prendre un rendez-vous que vous repoussez depuis longtemps.


Ce n’est pas grand. Ce n’est pas spectaculaire. Et pourtant… ça change tout.


Parce qu’un petit pas devient plus naturel. Il ne provoque pas de résistance, pas de culpabilité, pas de sentiment d’échec. Il ne demande pas d’être parfait. Il demande seulement d’être présent.


Et quand ce petit pas devient confortable, vous pouvez l’agrandir, juste un peu. Puis encore un peu. C’est ainsi que l’on construit quelque chose de durable : non pas dans l’effort intense, mais dans la constance douce et respectueuse.


Et dans cet esprit, prendre soin de soi peut prendre mille formes, selon ce qui résonne en vous. Pour certains, c’est le corps qui parle en premier. Une séance de massothérapie peut alors devenir un geste symbolique pour commencer l’année en ralentissant, en se reconnectant, en habitant pleinement son corps après des semaines chargées. Un moment pour relâcher ce qu’on ne veut pas transporter dans les mois à venir.


Pour d’autres, l’année commence par un besoin d’espace intérieur. Une envie de s’entendre penser, de s’alléger un peu, d’être accompagnée dans des réflexions importantes ou même dans les émotions qui surgissent à cette période-charnière. C’est souvent dans ces démarches que naissent les changements les plus profonds, ceux qui respectent notre rythme et notre vécu.


Commencer l’année sans exagérer, c’est surtout ça : choisir ce qui vous fait du bien réellement, et non ce que l’on valorise extérieurement. C’est honorer la personne que vous êtes aujourd’hui, avec tendresse. C’est reconnaître que votre chemin à vous n’a pas besoin d’être bruyant pour être magnifique.


Alors, en ce début de 2026, peut-être que la meilleure résolution…c’est simplement de ne pas en prendre.


De vous écouter.


De vous accueillir.


De vous choisir, mais sans urgence.


Et de laisser la lumière revenir, doucement, à son propre rythme… tout comme vous.


Amélie

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